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	<title>Spank &#187; article</title>
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		<title>/// DÉBAT INTERACTIF : LA CREATIVITÉ EST-ELLE QUANTIFIABLE ?</title>
		<link>http://spank-magazine.com/2011/02/16/debat-interactif-la-creativite-est-elle-quantifiable/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Feb 2011 15:21:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphael</dc:creator>
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		<category><![CDATA[créativité]]></category>
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		<description><![CDATA[Ok, c'est en forgeant qu'on devient forgeron, certes, mais est-ce en créant qu'on devient créatif ?
Le monde est ainsi fait : parfois on se sent inspiré, parfois non. Chacun dans son domaine : en dessin, en écriture, en cuisine, en marketing, en amour ou en sexe... Tout le monde crée, plus ou moins fréquemment, plus ou moins brillamment. Est-ce fonction de notre humeur, de notre motivation, ou d’un capital créatif qu’on sollicite trop ou pas assez ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://spank-magazine.com/wp-content/new_uploads/2011/02/CREATIVITE_GD.jpg" rel="lightbox[1254]"><img class="aligncenter size-full wp-image-1255" title="CREATIVITE_GD" src="http://spank-magazine.com/wp-content/new_uploads/2011/02/CREATIVITE_GD.jpg" alt="" width="620" height="380" /></a></p>
<p><strong>Ok, c&#8217;est en forgeant qu&#8217;on devient forgeron, certes, mais est-ce en créant qu&#8217;on devient créatif ? </strong><br />
Le monde est ainsi fait : parfois on se sent inspiré, parfois non. Chacun dans son domaine : en dessin, en écriture, en cuisine, en marketing, en amour ou en sexe&#8230; Tout le monde crée, plus ou moins fréquemment, plus ou moins brillamment. <strong>Est-ce fonction de notre humeur, de notre motivation, ou d’un capital créatif qu’on sollicite trop ou pas assez ?</strong> La créativité est-elle une sorte de muscle immatériel, qui pourrait se travailler, comme la mémoire ?  Ou devons-nous attendre qu’elle se manifeste, comme par magie ?  Est-ce que, comme la libido qui apparaît et disparaît aussi vite qu’on l’a assouvi, les idées sont disponibles en quantité limitée ?<br />
Trop de questions pour une seule personne, alors <strong>on a décidé d&#8217;en débattre par mail, une sorte de cadavre exquis de mots et d&#8217;idées à 8</strong>, avec le droit à 4-5 lignes chacun seulement. Chacun répondant à l&#8217;autre. N&#8217;hésitez pas à continuer le débat dans les commentaires.</p>
<p><strong> MAXIMILIEN</strong><br />
Beaucoup pensent que seuls ceux que le sens commun désigne comme &laquo;&nbsp;créatifs&nbsp;&raquo; possèdent le don de création. Artistes, publicistes, journalistes. Ainsi, ce sens commun persuade Monsieur Tout-le-monde et Madame Lambda, qui n&#8217;ont pas vraiment la fibre artistique, que la créativité n&#8217;appartient qu&#8217;aux créatifs, et que eux-mêmes n&#8217;ont rien à voir avec cela.  Mais la création n&#8217;est pas propriété des créatifs. Pour créer, il faut être inspiré. Et, en admettant qu&#8217;elle réside dans les quotidiens et les expériences personnelles, l&#8217;inspiration est accessible à tous. Créer, c&#8217;est avoir une idée et se servir d&#8217;un savoir personnel pour faire naître une chose originale. Ainsi, que ce soit le savant qui découvre une nouvelle formule, la mère au foyer qui invente de nouvelles règles pour faire obéir ses enfants, l&#8217;étudiant planchant sur sa copine, à l&#8217;instar du créatif devant son travail, tous créent.</p>
<p><strong>CLÉMENT</strong><br />
Parce qu&#8217;après tout, si on part du principe contemporain et absurde : tout est quantifiable (rien que l&#8217;énoncé est paradoxal, mais passons), quel serait du coup  l&#8217;échelle sur lequel on mesurerait le &laquo;&nbsp;tas&nbsp;&raquo; de créativité que nous &laquo;&nbsp;produisons&nbsp;&raquo; ? Le nombre de hochements de tête du public, combien de Like sur Facebook, ou encore le nombre de photos qu&#8217;un photographe a fait au cours de sa vie ? &laquo;&nbsp;Bonjour monsieur, votre créativité est débordante, la preuve, vous avez 2349200 fans sur Twitter&nbsp;&raquo;. Ne peut-on pas être un peu moins terrien pour une fois ? Pas de compte, pas de numéro. Laissons ces petits instants de magie où quelque chose de spécial, nouveau, touchant, se matérialise, là, comme ça. Et laissons les sceptiques compter les points.</p>
<p><strong>ANNE</strong><br />
C’est cependant en notre for intérieur que la question se pose comme un obstacle persistant. Que ce soit dans un cadre quotidien, professionnel ou artistique, la créativité engendre la création qui se définit comme une production différente, nouvelle. Or, comme un artiste dont l’esprit affolé nécessite un exutoire sous la forme d’une création quelconque, comme la femme en couple de longue date, en recherche de fraîcheur et de diversité pour retrouver la flamme vibrante de son premier amour, ou même comme le commerçant ayant besoin de se démarquer de ses concurrents, la nouveauté née de la créativité est nécessaire à la satisfaction de divers besoins.  La créativité se quantifierait-elle alors par la satisfaction de son sujet ? Qu’en est-il alors de la quantification du besoin ?</p>
<p><strong>DAVIEL</strong><br />
Ce n’est peut-être pas nécessairement la quantité du besoin qui importe. C’est le besoin en tant que tel, c’est le manque qui compte, qu’il soit très grand ou ridicule. La créativité, c’est le constat du manque, et le désir d’y répondre. La créativité, c’est une vengeance contre l’impossible. L’artiste dit : je dois parler, et je n’arrive qu’à le faire à travers un mot écrit sur une page vierge, une note de musique sur une partition, un trait de couleur sur une toile blanche. La femme en couple dit : je dois m’acheter de nouvelles jarretelles, car à travers ces jarretelles je retrouve le regard de celui que j’aime. Le commerçant se dit : il faut bien que le monde découvre à quel point cette boîte de sardines est la meilleure au monde. Ils sont assis là, l’un à côté de l’autre. Ils sont en manque. Ils brûlent, ils s’enflamment. Alors pour répondre à ce manque, ils font ce que nous faisons tous lorsque nous sommes en manque. Ils tombent amoureux. C’est un peu ça, au fond, la créativité : c’est de tomber amoureux. Chacun tombe amoureux à sa façon, mais ils tombent tous amoureux d’une idée, et soudain l’univers entier s’éteint pour lui faire une place. Peu importe qu’on soit débutant ou expert dans l’art de rouler des pelles, peu importe qu’on soit maladroit lors du premier rendez-vous ou pas, ce qui compte, c’est ce sentiment, puissant et sublime, celui d’aimer. Tout ce qu’on souhaite à ce moment-là, c’est d’éviter les ruptures. On déteste toujours les ruptures.</p>
<p><strong>CHARLOTTE</strong><br />
Tout dépend du côté de notre cerveau que l&#8217;on décide de privilégier (ou qu&#8217;on a été porté à privilégier). Elle n&#8217;est malheureusement pas quantifiable matériellement, bien que je serais très curieuse de voir en quelle matière elle prendrait forme. Des milliers de petites particules multicolores ou une sorte de gélatine bleu brillante peut-être&#8230; Quoi qu&#8217;il en soit, elle est colorée parce que la créativité se manifeste d&#8217;une multitude de façons différentes. Ceci dit, elle n&#8217;est peut-être pas quantifiable en volume puisque celle-ci est aussi constamment renouvelable et infinie. Donc, si on pouvait chauffer la planète avec toute la créativité du monde, la Terre s&#8217;en porterait beaucoup mieux <img src='http://spank-magazine.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><strong>NICOLAS</strong><br />
On s’interroge d’ailleurs : le réchauffement actuel de la planète trouve-t-il sa source dans la combustion neuronale intensive que nous alimentons jour après jour, à la recherche de l’originalité perdue ? Il suffit d’observer la carte de l’empire amoureux pour s’en convaincre : dépassée la seule copulation, reste à déterminer les positions. Combien d’énergie non-renouvelable sacrifiée à la seule fin de surprendre ? Victimes d’une mémoire de poisson rouge, nous semblons oublier à chaque tour de bocal que c’est la soif d’attention qui guide nos folies. Sans public, pas de tentative ni de prise de risque. Car l’objet de nos inquiétudes réside moins dans un tableau de comptabilité désastreux que dans l’obscur regard du comptable.</p>
<p><strong>SOPHIE MARIE</strong><br />
En somme, on quantifie notre créativité en fonction du retour qu&#8217;on a sur elle. Une blague qui passe inaperçu ? &laquo;&nbsp;Je suis nul(le) en ce moment&nbsp;&raquo;. Une autre qui n&#8217;était pas censée fonctionner et provoque l&#8217;hilarité, nous donne envie de nous remettre à l&#8217;ouvrage pour trouver, pour TROUVER, autre chose, aussi bon, encore mieux, quelque chose à donner à son auditorat&#8230; La créativité je pense, fonctionne comme un vase communiquant avec l&#8217;autre. Si ça marche on est aspirés vers le &laquo;&nbsp;faire mieux, faire plus&nbsp;&raquo; et en découle un autre débat, la créativité peut-elle être maîtrisée ?&#8230;</p>
<p>Merci à Maximilien Marçais-Husson, Clément Bastide, Anne Sorrentino, Daviel Lazure Vieira, Charlotte Le Bon, Nicolas Boutan, Sophie Marie Larrouy.<br />
Illustration : <a href="http://www.lebonlebon.com/" target="_blank">Charlotte Le Bon</a>.</p>
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		<title>/// L&#8217;ENTOURAGE NUIT A VOTRE CIGARETTE</title>
		<link>http://spank-magazine.com/2009/12/21/lentourage-nuit-a-votre-cigarette/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 00:38:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphael</dc:creator>
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		<category><![CDATA[cigarette]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce 1er janvier 2010, nous fêterons les deux ans de la loi anti-tabac, appliquée dans les lieux dits "de convivialité". Deux ans que le divorce a été prononcé entre les vices : on boit dedans, on fume dehors. Motif : incompatibilité du mœurs. Si la raison et l'envie se partagent notre garde, force est de constater que depuis, notre vie nocturne a fortement changée...(lire la suite)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-516" title="SPANK_Fumeur" src="http://spank-magazine.com/wp-content/new_uploads/2009/12/SPANK_Fumeur1.jpg" alt="SPANK_Fumeur" width="650" height="390" /><br />
Ce 1er janvier 2010, nous fêterons les deux ans de la loi anti-tabac, appliquée dans les lieux dits &laquo;&nbsp;de convivialité&nbsp;&raquo;. Deux ans que le divorce a été prononcé entre les vices : on boit dedans, on fume dehors. Motif : incompatibilité du mœurs. Si la raison et l&#8217;envie se partagent notre garde, force est de constater que depuis, notre vie nocturne a fortement changée.  Seules les boîtes de nuit semblent vouloir recomposer les familles, en s&#8217;équipant d&#8217;espaces fumeurs.</p>
<p>L&#8217;homme au poumon goudronné s&#8217;y sent en sécurité, au sein de ses pairs, et peut à loisir discuter &#8211; la bouche enfumée -  sans se soucier d&#8217;un quelconque jugement. A l&#8217;instar des clubs clandestins, le fumoir déshinibe  et offre un espace de discussion non négligeable pour le fêtard. La promiscuité de ces pièces exiguës permet des contacts, invraisemblables ou subis &#8211; mais toujours forts et spontanés &#8211; aux amoureux de la nuit. Alors, de la fumée ou du fumeur : <strong>qui nuit le plus à votre santé ?</strong></p>
<p><strong>Le Gratteur</strong><br />
Le gratteur est un peu la hyène du fumoir. Une logique implacable et un sens de l&#8217;arrivisme hors du commun lui laissent penser que c&#8217;est au fumoir qu&#8217;il a le plus de chance de trouver quelqu&#8217;un pour lui dépanner une clope. Au début, les gens pris de compassion donnaient volontiers une cigarette &#8211; feu compris pour les plus samaritains d&#8217;entre nous &#8211; mais l&#8217;experience du fumoir rend le metier de gratteur beaucoup plus délicat.  Le virus étant toujours en avance sur le remède, le gratteur mute : il vous parle en vous faisant croire qu&#8217;il s&#8217;intéresse à vous, pour mieux vous demander une blonde au milieu de la conversation, l&#8217;air négligé. Attention, il parlerait de la discographie complète de Madonna pour une taffe.</p>
<p><strong>Le Non-fumeur</strong><br />
Opposé total du gratteur, le non-fumeur pourrait au premier abord ne pas avoir sa place au fumoir. Seulement, il s&#8217;avère que le pauvre est venu avec deux fumeuses très mignonnes, et qu&#8217;il se mordrait les doigts à l&#8217;idée de les lacher seules au milieu de cette horde de fumeurs avides de nouvelles rencontres. Le non-fumeur se reconnaît à son teint livide et aux signes permanents qu&#8217;il envoie à ses amies pour les prier de retourner sur la piste de danse. Oui, la piste, où l&#8217;air est frais et fleure bon la transpiration. Mauvaise haleine versus mauvaises aisselles, chacun son camp. Il n&#8217;est généralement pas apprécié de la commnauté, car il renvoie le fumeur à son passé d&#8217;homme sain, et ne peut dépanner de clope à personne.</p>
<p><strong>Le Couple</strong><br />
Maintenant on n&#8217;emballe plus sur la piste de danse. So 2007. Depuis la disparition malheureuse du slow, l&#8217;homme et la femme (ou l&#8217;homme et l&#8217;homme ou la femme et la femme) profitent du calme relatif de l&#8217;espace fumeur pour s&#8217;emballer à coeur joie. Le couple se reconnait premièrement à ses 4 bras et 4 jambes, et à cette impression de véritable microcosme créé autour d&#8217;eux. Aussi, il attire une sorte de poisson pilote en la personne de <em>gossip girl</em> (ou boy) qui, à coté des deux tourtereaux, s&#8217;en donne à coeur joie pour commenter leur nouvelle relation. A noter que le couple fume peu, trop occupé à échanger germes et microbes, mais est apprécié du fumeur, qui tolère cette autre forme de vice.</p>
<p><strong>La Rebelle en coton</strong><br />
Par définition, la rebelle en coton est maquillée, coiffée, moulée dans son jean et perchée sur ses talons. Sa particularité vient d&#8217;un t-shirt des Ramones, de Run DMC, des Stones ou d&#8217;Iron Maiden, qui est la pièce maîtresse de sa tenue. &laquo;&nbsp;Ola !&nbsp;&raquo; me direz-vous, &laquo;&nbsp;ne retrouve-t-on pas la rebelle en coton dans moult autres endroits que les fumoirs de clubs quelconques ?&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Oui&nbsp;&raquo; vous répondrai-je, appréciant l&#8217;intérêt que vous portez à mon étude, seulement dans cet espace confiné, la rebelle en coton peut étaler toute son inculture musicale, mise en emphase par la nicotine.  Elle ne parle que de ce t-shirt flocké d&#8217;un groupe de punks des plus dégueulasses et drogués, quand elle ne daignerait même pas découcher par peur de prendre le métro pas douchée. Wild.</p>
<p><strong>Le Mec bourré</strong><br />
Le mec bourré est un classique de la boîte de nuit, qui a étendu son champ d&#8217;action grâce aux fumoirs. Il existe 2 grandes familles de mecs bourrés. La première est la moins dérangeante, puisqu&#8217;il s&#8217;agit du bourré inoffensif qui décuve au fumoir parce que c&#8217;est calme. C&#8217;est toujours un oeil fermé que le cyclope clope. Toujours rester attentif cela dit, il pourrait saluer vos vêtements avec sa bile à tout moment. La seconde famille est celle des alcooliques expansifs qui se sentent obligés de communiquer leur joie &#8211; ou colère &#8211; devant des éléments de leur vie ou de leur soirée à qui veut les entendre (ou pas d&#8217;ailleurs). Il provoque souvent une mort lente et douloureuse à votre instant cigarette.</p>
<p><strong>L&#8217;Orateur</strong><br />
Généralement, l&#8217;orateur est irritant avant même d&#8217;avoir ouvert la bouche. Il porte souvent un polo ou une chemise, voir même &#8211; pour les plus extrêmes d&#8217;entre eux &#8211; un pull sur les épaules. Entouré d&#8217;une bande d&#8217;ami, il profite du calme du fumoir et de la sociabilité des gens pour y étaler toute son absence de culture. L&#8217;orateur adorant l&#8217;écueil, il peut dire des choses très pertinentes (mais si, puisqu&#8217;il le dit) comme « Woody Allen ne fait des films que pour l&#8217;argent » ou encore « Justin Timberlake c&#8217;est le nouveau king de la pop » avec énormement d&#8217;aisance. Fumez tranquillement, et tentez un &laquo;&nbsp;Flük bié youna&nbsp;&raquo; &#8211; du faux norvégien &#8211; il vous laissera fumer en paix, en racontant aux autres comment il a capturé des loups à Oslo.</p>
<p><strong>Le Provincial</strong><br />
Comme vous vous en doutez, le provincial se trouve exclusivement dans les boîtes de la capitale. Il peut exister une version light de cet individu dans certains clubs des grandes villes de France. Le provincial se distingue de prime abord par une joie sincère et affichée de se trouver ici, contrastant fortement avec le reste du fumoir, qui ne rate pas une occasion de se plaindre que l&#8217;endroit-était-mieux-avant, qu&#8217;on-ne-peut-plus-sortir-à-Paris et que franchement-la-fille-là-bas-a-vraiment-l&#8217;air-d&#8217;une-pute. Le provincial est d&#8217;humeur affable et sociable. Il tentera de lier contact avec vous non pas en vous demandant une cigarette mais en essayant de jauger votre fréquence de fréquentation du lieu, puis de vous demander si les bières sont toujours aussi chères et hallucinera car il a croisé Tekilatex en entrant. Le provincial est LE personnage attachant du fumoir : vierge de tout vice, il nous rappelle nos premières cigarettes.</p>
<p>Texte : <a href="http://www.guilhem.fr" target="_blank">Guilhem Malissen</a><br />
Illustration : <a href="http://edouardroques.ultra-book.com/" target="_blank">Edouard Roques</a></p>
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